Même
privé de son emploi, un chômeur reste un salarié potentiel
!
Face
à la multiplicité des attaques et réformes annoncées
par le gouvernement (sur le droit du travail, sur les acquis sociaux,...),
la question du chômage et de la précarité risque d’être
noyée dans une multitude de problématiques auxquelles les
syndicats et le mouvement social devront s’atteler. Ce serait une
grave erreur que de considérer cette question comme secondaire,
dans la mesure où elle fait partie d’une remise en cause
globale du système de protection sociale.
Précarité,
pauvreté, inégalités : le baromètre explose
!
•
Le chômage de masse persiste et plus de la moitié des chômeurs
ne sont pas indemnisés ;
• La pression du chômage nourrit le
développement de la précarité (en particulier pour
les femmes et les plus jeunes) et favorise une dégradation des
conditions d’emploi et de rémunération de l’ensemble
des salariés ;
• Les courtes durées d’indemnisation
relèguent un nombre croissant de chômeurs et de précaires
vers les minima sociaux (un tiers des chômeurs « officiels
» n’ont droit à aucun revenu individuel, dont les jeunes
de moins de 25 ans) ;
• De nombreux précaires sont exclus
de tout système d’indemnisation, dont les stagiaires (800.000
stages proposés correspondant à 100.000 emplois potentiels)
;
• La pauvreté est croissante, les revenus
attribués aux chômeurs sont scandaleusement bas et engendrent
des problèmes périphériques (vie au jour le jour,
difficultés d’accès au logement, aux soins, aux prêts,
...).
Un
constat plus qu’alarmant et pourtant !
•
Contrôle,
culpabilisation (chômeurs fraudeurs), sanctions et radiations pour
les chômeurs ;
• Pression sur les agents ANPE et ASSEDIC,
incitation à la délation (pour les ressortissants étrangers
reçus : photocopie obligatoire des titres de séjour en direction
des Préfectures !) ;
• Fusion ANPE/UNEDIC et privatisation du marché
du travail pour le placement et l’accompagnement des privés
d’emploi (fin de l’équité territoriale et catégorielle,
fin du service public de l’emploi !) ;
• Projet de suppression de l’Allocation
Equivalent Retraite à compter du 1er janvier 2008 ;
• Accompagnement et institutionnalisation
de la précarisation du travail (obligation d’accepter un
travail à la 2ème offre dite « valable »...
valable pour qui ?) ;
• Licenciements collectifs, délocalisations,
restructurations, sous couvert de compétitivité ;
• Exonérations massives de cotisations
sociales patronales (+ de 20 milliards d’€) censées
produire de l’emploi mais sans contrôles ni évaluation
et sans obligation de résultat ;
• Entreprises dédouanées de
leur responsabilité sociale (générant pourtant la
précarité dans le travail) ;
• Dépénalisation du droit des
affaires (soit, impunité des patrons « voyous », de
leurs pratiques) ;
• Remise en cause du CDI, allongement de la
période d’essai, facilités de licenciement, création
d’un nouveau contrat précaire, démantèlement
du Code du Travail... ;
• Absence récurrente de consultation
des principaux intéressés et de leurs organisations...
Des
pratiques inacceptables,
des mesures contraires aux attentes des chômeurs
et autres salariés !
Le samedi 8 décembre,
mobilisons-nous toutes et tous
pour que ça change !
Nous
revendiquons la continuité des droits et des revenus pour toutes
et tous et garantissant, quoi qu’il arrive, (licenciement, fin de
CDD, fin de mission intérim, démission...), le droit à
un revenu individuel décent avec, pour référence,
le SMIC revalorisé et des droits sociaux afférents (logement,
santé, transport, formation, points retraite, progression de carrière...).
A
l’initiative de : AC ! / APEIS / CGT Chômeurs / MNCP
samedi
27 octobre 2007