Assurance
maladie : non à un plan qui restreint
l’accès aux soins des plus malades et des plus pauvres !
Le Directeur de la Caisse Nationale
d’Assurance Maladie vient d’annoncer ses propositions pour
réduire le déficit de l’assurance-maladie. L’essentiel
de ces annonces remet en cause les soins des malades souffrant d’Affections
de longue durée (ALD), vise à limiter leur nombre et à
renvoyer les patients vers les assurances complémentaires.
Il propose de réduire
le remboursement des médicaments des assurés sociaux en
ALD alors que ces médicaments sont indispensables et que les patients
en concernés supportent déjà des charges financières
non négligeables.
Il propose de limiter l’entrée
en ALD alors que les conditions sont déjà très restrictives.
Il propose de renvoyer vers
les assurances complémentaires ces prises en charge, alors que
les ménages les plus pauvres font déjà un effort
financier proportionnellement plus important que les plus riches pour
se payer une assurance complémentaire, et que 7% de la population
n’a pas de couverture complémentaire.
Si ces annonces se concrétisaient,
elles auraient un effet désastreux pour les malades déjà
atteints de pathologies lourdes, et surtout pour les plus vulnérables
économiquement.
Ces mesures s’inscrivent
dans la logique des franchises qui visent à faire payer les malades
pour leur maladie !
Il devient de plus en plus difficile
de se soigner avec la multiplication des franchises, des dépassements
d’honoraires médicaux, des déremboursements : ces
propositions du directeur de la CNAM sont inadmissibles !
Le droit à la santé est un droit fondamental qui doit être
garanti à tous et toutes : salariés, précaires, chômeurs,
jeunes ou retraités…
Pour garantir ce droit à
la santé et une Sécurité sociale basée sur
la solidarité entre générations, entre malades et
bien-portants, d’autres chois sont possibles : en développant
des pratiques de prévention, en contrôlant l’activité
et les prix des laboratoires pharmaceutiques, en arrêtant les exonérations
de cotisations sociales qui sont autant de manque à gagner pour
les recettes de la sécurité sociale, en élargissant
l’assiette des cotisations (notamment à tous les revenus
qui en sont actuellement exonérés)…
L’Union syndicale
Solidaires exige que ces mesures soient retirées et appelle à
la plus grande vigilance contre ces projets. Il faut empêcher le
gouvernement de profiter de l’été pour faire passer
ces mauvais coups contre le droit à la santé !
25
juin 2008
Union
syndicale Solidaires - 93bis, rue de Montreuil - 75011 Paris
Tél : 01 58 39 30 20 - Fax : 01 43 67 62 14 - Site internet : www.solidaires.org
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