MIEUX
COMPRENDRE L’EUROPE
ET LES ENJEUX DU TRAITE CONSTITUTIONNEL
Les conséquences de cette situation sont connues : destruction des services publics, mise en concurrence des Etats obligés de pratiquer le dumping social et fiscal, délocalisations, augmentation de la précarité, développement d’une agriculture productiviste, etc. Le traité constitutionnel, sur lequel nous allons nous prononcer par référendum, ne fait qu’entériner cette situation dans un texte d’une grande portée politique et symbolique, “une constitution”. Ce texte consacre les principes du libéralisme économique en faisant de la “concurrence libre et non faussée” la valeur suprème de l’Union européenne. De plus, il intègre la totalité des politiques néolibérales menées actuellement en Europe. Que ce soit sur les services publics, la politique monétaire, les politiques sectorielles, les orientations en matière d’emploi et de protection sociale, c’est toujours la logique du marché qui l’emporte sur toute autre considération. Aucune harmonisation n’est prévue en matière fiscale. La concurrence fiscale va donc perdurer et aggraver les injustices et les inégalités en grevant les budgets publics. Ce traité constitutionnel est donc un condensé des politiques néolibérales et c’est à ce titre que nous devons le rejeter. C’est parce que nous refusons une Europe qui se réduirait à “un marché unique où la concurrence est libre et non faussée” que nous combattons ce texte. C’est parce qu’il sera un obstacle à la construction d’une Europe qui garantisse des droits de haut niveau pour ses habitants que nous devons empêcher son adoption. C’est
donc au nom de l’Europe, mais d’une Europe au service de ses
habitants et non des multinationales, que l’Union syndicale Solidaires
s’est prononcée contre ce projet de “constitution”.
Union
syndicale Solidaires - 93bis, rue de Montreuil - 75011 Paris |