Jeudi
22 mai, les salarié-es sont descendus massivement
dans la rue pour refuser le passage aux 41 annuités
annoncé par le gouvernement. 700 000 manifestant-es
dans toute la France avec une présence très
importante de salariés du privé mais
aussi de jeunes et de retraité-es.
Un
nouvel allongement de la durée de cotisation
entraînerait une nouvelle baisse du niveau
des pensions comme cela est déjà le
cas avec le passage aux 40 annuités. Le Medef
a d’ailleurs annoncé la couleur en
indiquant qu’il veut un passage à 45
annuités de cotisation et faire passer l’âge
légal de départ à la retraite
à 62 ans !
Alors
que les conditions de travail se dégradent,
que la souffrance au travail se développe
et que, dans le même temps, les profits se
portent très bien, il ne faut pas travailler
plus mais moins : c’est pourquoi l’Union
syndicale Solidaires revendique le retour aux 37,5
annuités pour tous, public et privé,
un départ anticipé pour les travaux
pénibles, et le maintien de l’âge
légal de départ à la retraite
à 60 ans.
Il
faut stopper cette logique de régression
sociale permanente. Le gouvernement, pour
l’instant, campe sur ses positions. Face à
cette intransigeance, il est urgent de donner une
suite à la mobilisation du 22 mai. L’ensemble
des organisations syndicales a la responsabilité
de tracer très rapidement de nouvelles perspectives
de grèves et de manifestations, avec la perspective
d’un mouvement d’ensemble pour mettre
un coup d’arrêt à cette politique
anti-sociale, en fédérant les revendications
: retraites, assurance-maladie, services publics,
emploi, pouvoir d’achat... Il s’agit
bien d’obtenir un autre partage des richesses
produites par l’ensemble de la collectivité.