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Dès 1989, des militants
syndicaux de Mont-de-Marsant (40) et du Havre (76) engagent
le CRC de la région parisienne à créer une fédération nationale.
Elle
voit le jour au congrès du 27 avril 1990. La
section SUD-CRC du Havre explique sa démarche.
A cette époque, nous étions, pour la plupart des militant(e)s
syndicaux, "orphelins" de la CGT qui nous avait viré en 1984
(avec toute une section d'établissement). Nos combats d'alors
étaient les mêmes qu'aujourd'hui : l'indépendance par rapport
au gouvernement et aux partis (Jack Ralite était ministre
communiste de la Santé), l'unité d'action, le soutien avec
Solidarnosc en Pologne, la démocratie syndicale... La CFDT,
contactée à la suite de notre exclusion, n'avait pas voulu
nous accueillir. Quant à FO, elle nous paraissait trop proche
des directions ("Nous avons eu chaud !"). En ce temps-là,
il n'y avait pas d'alternative possible.
Puis, le mouvement en 88, la tornade blanche, a traversé tout
le secteur sanitaire. Dans la foulée de l'exclusion de la
CFDT des militant(e)s de la région parisienne, nous avons
très vite pensé que nous devions nous fédérer. Nous étions
exclusivement des infirmier(e)s, mais pas tenté(e)s par un
syndicat professionnel comme la Coordination Nationale Infirmière.
Nous sentions que de nombreux salariés étaient en attente
d'un outil syndical qui dépasse à la fois les clivages catégoriels,
la molesse et le sectarisme des organisations traditionnelles.
Aujourd'hui, 10 ans plus tard, le SUD-CRC au Groupe hospitalier
du Havre est la deuxième organisation syndicale présente dans
la plupart des catégories professionnelles. Enfin, notre pôle
a irradié dans tout le département, du sanitaire au social.
La
section SUD-CRC du groupe hospitalier du Havre.
"OFFENSIVE
SYNDICALE" (Numéro spécial de décembre 1999)
Bulletin de la fédération National SUD-CRC
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